Juanita, la Fantastique

Un récit drôle, tendre et explosif sur une femme inoubliable.

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Juanita, la Fantastique est un récit de vie drôle, tendre et parfois chaotique.

Nous avons tout quitté pour écrire un chapitre de notre vie dont nous ignorions s’il serait bon ou mauvais.

Nous pensions changer de pays. Nous avons découvert quelqu’un que nous croyions connaître.

J’ai écrit ce livre pour ne pas oublier. Pour ne pas l’oublier, elle. Pour que notre fille, un jour, puisse se souvenir et pour que la trace qu’elle a laissée dans nos vies ne disparaisse jamais.

Une femme impossible à inventer.

Ces chroniques racontent la tendresse, l’ironie, l’agacement, la fatigue et la compassion. Elles dessinent le portrait d’une femme qui ment, qui aime, qui déborde, qui s’effondre, qui exaspère et qui bouleverse. Il faut de la patience pour comprendre Juanita. Je ne prétends pas y être parvenu, mais au fil de ces récits, vous rencontrerez une âme unique dans sa folie, son amour et ses contradictions.

C’est l’histoire d’une cohabitation impossible, d’une famille recomposée par la force des circonstances, d’une solitude qui étouffe autant qu’elle réclame de l’amour. C’est aussi, en filigrane, un fragment de l’histoire des femmes espagnoles.

Juanita n’est pas un personnage : elle est un monde.

Si vous aimez les histoires vraies écrites au moment où elles se vivent, si le réel qui dépasse la fiction vous fascine, et si vous cherchez des voix authentiques et sans fard… alors cette tranche de vie pourrait bien vous toucher.

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Avis des lecteurs

Carine (amazon.fr)

Le sujet traité avec humour en fait un livre que j’ai dévoré alors que je ne suis pas une lectrice assidue d’ordinaire.

Lara Gomez (goodreads.com)

Les petites anecdotes de la vie courante qui ponctuent les pages ajoutent une profondeur inattendue : elles relient le récit à des expériences universelles, rendant les personnages encore plus attachants.

Alex Lopez (goodreads.com)

J’ai adoré lire Juanita la Fantastique. N’étant pas une grande lectrice, j’ai trouvé ce livre très facile à lire.

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Chapitre à lire

🔎 Curieux ? Cliquer ici pour lire le chapitre : Juanita et la parking

Juanita et le parking

Juanita, la Fantastique, est une personne qu’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie. J’ai eu cette chance… ou pas. La vie nous embarque dans des situations et des rencontres qui peuvent nous paraître bonnes au premier abord, et très mauvaises par la suite. Il en va de même pour les personnes que nous croisons au gré de notre chemin.

Juanita est entrée dans ma vie parce que j’aime sa fille, devenue ma femme. Notre histoire, comme beaucoup d’autres, a commencé à trois. Une petite fille, pour débuter une histoire, c’est de plus en plus commun. Cela apporte du bonheur, mais également des difficultés supplémentaires. Écrire une histoire à deux est une tout autre affaire que de la commencer par une multitude de personnages annexes, plus ou moins bienveillants et surtout moins impliqués dans la bonne suite des événements. Mais tout ceci est une autre histoire.

Juanita, elle, est arrivée progressivement, par la distance : deux mille kilomètres séparant le nord de la France du sud de l’Espagne. On ne peut faire plus différent ni plus intermittent. Les histoires que je vous propose ici n’ont rien de romancées ; elles sont la réalité de notre apprentissage de ce personnage qui mérite d’être conté. Pour nous, pour elle, et pour le monde entier qui doit connaître Juanita, la Fantastique !

Nous avons décidé de chambouler notre existence : changer de pays, de maison, bref… de vie. Cette aventure, nous la menons à deux : les victoires, les échecs, les bonnes comme les mauvaises surprises, nous les affrontons ensemble. Pour nous, pour notre petite, grande maintenant, mais qui restera notre petite encore longtemps.

L’université, c’est une affaire de grands. En général, c’est dans une grande ville, et tout paraît immense pour elle, qui reste encore petite. Ce fut difficile de l’envoyer en Espagne, dans une grande ville. Elle qui, par notre faute, mais également par la sienne, a toujours été couvée, aidée, soutenue. Elle doit tout changer, parce que rien ne va. Nous approuvions et, dans la mesure de nos moyens, nous allions l’accompagner sur ce nouveau chemin qu’elle avait décidé d’emprunter.

Une fois l’inscription acceptée, il fallut s’organiser pour tout le reste. Juanita avait déjà décidé, elle aussi, de migrer vers cette destination et s’était proposée pour accueillir Olivia. Un problème en moins : un logement, une personne de confiance pour veiller sur notre fille, un soulagement bienvenu. C’était il y a un an.

Comme je le disais aujourd’hui, c’est à nous de franchir le pas. Cette étape, nous la préparons depuis longtemps, des années déjà. La vie d’adultes nous impose des freins qui nous empêchent de faire ce que nous voulons, quand nous le voulons. Plus pour certains que pour d’autres, peut-être, sûrement. Bien souvent, nous érigeons nous-mêmes nos propres obstacles : incertitude, peur, paresse, ou même parfois ce doute intime que nos idées ne sont pas les bonnes. Mais, pour nous, en relisant la succession des moments de notre vie, la lecture n’était qu’un départ : le changement et le bouleversement.

Cela implique énormément de choses, bonnes et mauvaises, avec plus de difficultés que de facilités. Matérielles, certes, mais pas seulement. On se prépare, on réfléchit, on planifie ; on avance, et généralement, on recule. Pourtant, quand la seule évidence qui s’impose est le saut, il n’y a pas d’autre choix : il faut le faire. C’est une sensation qu’on ressent au plus profond de soi.

Si on se trompe ? Eh bien, on se trompe, et on fait avec. On continue d’avancer, on se remet au travail, pour tenter d’atteindre ce moment où l’on pourra se dire qu’on est bien, qu’on est enfin là où l’on voulait être. Même si cela ne dure qu’un temps, ce temps-là aura une valeur inégalée, supérieure à tous les autres : ceux qu’on finira par oublier, ou qu’on se rappellera avec fierté, pour les avoir traversés et avoir atteint celui-ci.

Pour arriver au bout de ce chemin, il nous arrive de solliciter nos proches pour de petites choses, des services, des conseils. L’expérience des uns, les avis des autres sont toujours bons à entendre, et parfois à suivre. Certains sont pertinents, d’autres moins, mais l’essentiel, pour décider, est de disposer du maximum d’informations et, de préférence, bénéficier d’un soutien local qui fait gagner un temps précieux.

Oui, le temps est une chose qui, cela semble étrange, n’est jamais le même d’un endroit à l’autre. Certaines choses prennent beaucoup de temps ici, et beaucoup moins ailleurs. Chaque pays, chaque région, chaque ville, chaque personne possède sa propre notion du temps. Le temps en Espagne n’est pas celui que nous connaissions en France. Parfois plus long, parfois plus court : cela dépend de qui, et de quoi.

Une des qualités de Juanita, c’est sa rapidité à répondre à une demande de service : avec elle, on n’attend pas. Par exemple, nous lui avons demandé de nous trouver un parking pour laisser notre voiture en sécurité durant notre séjour temporaire chez elle. Ne disposant pas de garage, elle s’est acquittée de cette mission avec joie.

Oui, nous logeons chez elle en ce moment. Au départ, nous avions prévu de louer une maison ou un appartement, afin de ne pas nous imposer davantage, en plus d’Olivia. La recherche fut longue et complexe : quand on quitte tout pour un nouveau départ, personne ne vous attend et personne ne vous connaît. Sans emploi ni fiche de salaire à présenter, il est logique qu’on ne vous loue pas un logement sur la seule base d’une bonne présentation. Nous avons donc activé notre réseau, petit mais existant dans la région, pour savoir si l’on pouvait nous prêter ou louer un logement. Même modeste, pour un mois ou deux, le temps que le duplex trouvé soit prêt à nous accueillir. Parce que trouver un logement à acheter à distance est une aventure en soi…

En apprenant cela, elle a fortement insisté pour que nous venions chez elle. Bien que l’offre fût très appréciable, la cohabitation nous paraissait difficile… mais le refus encore plus. Délicat de dire non pour sa fille, car l’argumentaire sentimental ne laissait guère de place à l’objection. Cela aurait été très mal perçu, et cela se comprend, d’autant que la description de son nouvel appartement était flatteuse : grand, lumineux, trois chambres, une salle de bain rénovée, une cuisine moderne et situé en plein centre-ville d’une localité à moins de dix minutes de la capitale régionale. Du sur-mesure pour un camp de base temporaire, idéal pour finaliser le déménagement. Pour des raisons sentimentales, mais aussi financières, car l’économie d’un loyer n’est jamais superflue lorsque l’on n’a plus que ce que l’on possède et aucune entrée supplémentaire. Chaque sortie compte. Le choix fut donc fait d’accepter son invitation.

Après un voyage de deux mille kilomètres, nous voici arrivés dans une ville que ma femme connaissait il y a vingt-cinq ans. Les choses et les lieux changent en vingt-cinq ans : une petite ville peut grandir… mais les personnes, elles, pas toujours.

Nous découvrons un centre-ville typique de nombreuses villes espagnoles : beaucoup de piétons, beaucoup de circulation, des rues étroites, une façon de conduire… locale. Les immeubles bordent chaque rue, les trottoirs débordent de passants, les trottinettes zigzaguent entre piétons et voitures, et les gens traversent quand bon leur semble. Quant aux conducteurs, ils démarrent avant même que le feu ne passe au vert, convaincus qu’ils sont chez eux et qu’ils savent déjà qu’il basculera dans quelques secondes.

Vous arrivez de nuit dans cette ville, et en un clin d’œil, vous passez d’un grand boulevard à trois voies à une ruelle minuscule où toute la population paraît s’être concentrée. Une coutume locale surprend : lorsqu’on a besoin d’aller à la pharmacie, on arrête son véhicule en pleine voie de circulation et on le laisse là, le temps que sa femme revienne. Et, si l’on est seul ? On abandonne la voiture, et les autres… eh bien, ils passent comme ils peuvent.

Quant aux parkings souterrains, pour un Français qui n’habite pas en centre urbain, le choc peut être brutal. Ma première expérience, il y a dix ans, m’avait valu une belle rayure sur le pare-chocs arrière. Depuis, je me suis familiarisé avec certains parkings parisiens. J’utilise aussi la même voiture depuis quatre ans : je m’y sens très à l’aise. On peut dire que je n’ai plus d’appréhensions et que j’ai acquis une certaine expérience. De plus, je maîtrise parfaitement mon véhicule, de loin le meilleur que j’aie possédé au cours des vingt dernières années. Je suis en confiance, totale.

Juanita nous attendait à la porte du parking. Après sept heures de route sans pause, tout allait bien : pas de problème de voiture, pas de problème de circulation, un voyage sans encombre. Nous avons traversé des endroits magnifiques, qui nous ont émerveillés par leur beauté. Il y a de longs voyages ennuyeux ; celui-ci fut long, mais jamais ennuyeux. Les paysages espagnols sont, dans l’ensemble, splendides.

Il ne faut pas, pour apprécier réellement ce pays, se limiter aux plages. Non, la véritable richesse de ses paysages réside dans la diversité qu’il offre. Nos voyages en voiture nous permettent d’en savourer la beauté et la variété, puis d’y revenir pour les explorer plus en détail.

La région de Tarragona en est un bon exemple : nous la traversions autrefois par l’autoroute, sans jamais ressentir l’envie de la découvrir davantage. Cette fois-ci, un détour par la route nationale pour rejoindre notre hôtel nous a donné le goût d’y revenir. D’y séjourner plus longtemps, de profiter de ses paysages, de ses spécialités et, tout simplement, d’apprendre à la connaître.

Nous arrivons épuisés, mais heureux de ce voyage. En face de nous, Juanita, au croisement d’une petite rue et d’une autre. Elle nous fait signe de tourner à droite et de la suivre. Génial : on y est, elle est là, et le parking n’est qu’à dix mètres !

Quand on y arrive, on se demande si la largeur de la porte permettra vraiment le passage. Pas très rassurant…

Et, quand le virage est effectué et que la porte s’ouvre, la surprise et la peur vous saisissent. La pente ressemble à un tremplin de saut à ski, le doute s’installe. Mais il s’efface bien vite : si les autres le font, pourquoi pas moi ? J’ai l’expérience, je maîtrise mon véhicule, ça passe ! Et, après… il faut tout décharger et tout monter dans l’appartement.

On passe doucement la porte, tout va bien. En bas, Juanita nous indique le chemin. Et, là, ça se complique. Imaginez une seconde piste de saut à ski, juste à gauche de celle que vous venez de descendre. Faire le virage ? Impossible. Après toutes ces heures de route, la nervosité empêche toute réflexion utile. Là où vous êtes d’ordinaire calme et posé, vous sentez le stress monter, la tension vous gagner. Mais, malgré la fatigue accumulée, malgré toutes les questions et les épreuves traversées pour arriver à ce moment précis, face à ce défi impossible… vous faites redescendre votre rythme cardiaque, vous vous reprenez, et vous vous lancez.

Juanita habite ici, connaît le parking, vous guide et vous indique de descendre. Vous entamez la manœuvre pour atteindre le niveau suivant avec l’aide de votre femme pour éviter tout contact. Elle descend du véhicule afin de vérifier si l’avant de la voiture passe. Je dois avancer, reculer, recommencer, ajuster… au millimètre près. Mais ça passe.

Alors, vous vous garez, soulagés. Vous venez d’accomplir une manœuvre qui vous paraissait impossible. Et, qui, en toute honnêteté, l’était.

Vous commencez à décharger vos quelques sacs, vos seuls biens accessibles, ceux qui pouvaient entrer dans la voiture. Votre vie tient désormais dans un break équipé d’un coffre de toit. Changement brutal, certes temporaire, mais auquel il faut s’habituer. Pour l’instant, pour un temps. Combien de temps ? Nul ne le sait. Ce qui compte maintenant, c’est que la voiture soit en parfait état, en sécurité.

Le stress et la fatigue accumulés pèsent plus lourd que les bagages dont vous commencez à vous charger. Les quelques mètres qui vous séparent de l’appartement vous semblent alors une épreuve insurmontable.

Dix mètres plus loin, la vérité vous saute aux yeux. Elle vous propulse ainsi dans un monde oublié depuis longtemps : celui de votre enfance, quand toutes vos certitudes s’effondraient d’un seul coup. C’est un choc brutal, comme un coup de poing en pleine figure ; un vide intérieur vous envahit, et le monde s’écroule.

Un énorme panneau rouge, avec en lettres blanches l’injonction MONTER, surmonté d’une flèche pointant vers le haut.

Vous êtes descendus par la rampe qui servait à monter !

Juanita vous a fait descendre par la montée. Et, vous l’avez fait, sans jamais penser : « Impossible qu’un crétin ait conçu un parking pareil. » Non, vous avez suivi les indications, en bon étranger fatigué, rempli de confiance en votre guide locale.

La vérité s’impose : la honte, mais également la chance, et une certaine fierté d’avoir accompli l’impossible. La fatigue peut transformer n’importe qui en crétin absolu. Juanita est fantastique pour ça… et pour bien d’autres choses.

Peut-on tirer une leçon de tout ? Peut-être. Moi, j’en ai retenu une : ne jamais suivre ses indications sans réfléchir deux, trois, voire quatre fois.

Nous avons choisi de le prendre avec le sourire… et de changer de parking. Deux rues plus loin, plus de lumière, plus d’espace, quinze euros de plus par mois, mais infiniment moins de stress. Moins de Juanita dans l’affaire.

Mais, si seulement les aventures de Juanita s’étaient arrêtées là…

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À propos de Juanita

Juanita n’est pas un personnage de fiction : elle existe, elle respire, elle déborde.

Ce livre raconte son énergie, ses excès, ses fulgurances, ses maladresses, ses colères, ses éclats de rire et sa manière unique de traverser la vie.

C’est un portrait familial, mais aussi un miroir tendu vers ce que nous sommes : des êtres imparfaits, drôles, fragiles, parfois insupportables, mais toujours profondément vivants.

Juanita, la Fantastique est un hommage à ces personnes qui marquent une famille pour toujours — pour le meilleur et pour le pire.


Pourquoi j’ai écrit ce livre

J’ai écrit ce livre pour garder une trace. Pour raconter une femme qui aurait pu disparaître dans le silence, alors qu’elle mérite d’être entendue.

J’ai aussi écrit pour comprendre : comprendre la famille, comprendre les liens, comprendre ce qui nous façonne.

Et peut‑être, pour rire un peu de nous‑mêmes.

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Thèmes du livre

  • Chroniques
  • Famille
  • Humour
  • Mémoire
  • Personnages

Work in progress

Nouvelles chroniques de Juanita

Je poursuis l’exploration de son univers à travers de nouvelles scènes, anecdotes et portraits.

Récit familial

Un projet plus large autour des dynamiques familiales, inspiré mais distinct de Juanita.

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© Olivier 2020–2065.
Ce contenu est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International .
Licence CC BY-NC-ND 4.0

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